Bourse linguistique Ofaj : rapport de fin de stage

Cet article reprend le texte du petit rapport demandé en contrepartie de la bourse linguistique attribuée par l’Ofaj

Un témoignage utile à communiquer au réseau, pour information de la démarche de GO ! et pour contribuer à orienter d’autres candidats à de tels projets

Contexte, émergence du projet, parcours montage dossier, gestion du planning

L’ONG GO ! anime depuis maintenant cinq ans des échanges interculturels de jeunes professionnels franco allemands.

De quoi me donner envie, en tant que coorganisateur et intervenant pédagogique du côté français, de me replonger dans les rudiments de cette langue

Objectif avoué au départ :

- faire un état des lieux des connaissances linguistiques acquises durant ma scolarité secondaire, voila maintenant… plus de trente ans
- tenter de restaurer, voire d’améliorer ces connaissances
- avoir la possibilité d’interagir plus aisément avec collègues et jeunes participants

La politique de bourses linguistiques de l’Ofaj semblait particulièrement adaptée à cet élan à la fois personnel et professionnel

Elle offre voyage et paiement de trois ou quatre semaines de cours intensifs à ses lauréats, jeunes professionnels ou organisateurs de rencontres

L’assiduité est obligatoire, sous peine de restitution des sommes allouées

Un premier rejet en 2011 m’a permis de mûrir la demande (justification du besoin, références renouvelées etc) et de mieux l’organiser

Il ne va en effet pas de soi de trouver la disponibilité intellectuelle, temporelle et financière de ce genre de démarche

Une opportunité survient enfin au tout début de l’année 2012, dans un creux des activités associatives

Grâce à la bonne volonté des services de l’Ofaj, le dossier peut être rapidement instruit, en vue d’un stage du 21 janvier au 10 février 2012 à Berlin

C’est parti !

Identification offres formation, adéquation au besoin
Voila ce qu’il est bon de savoir en engageant une démarche similaire à la mienne, et que j’ai mis une partie de la première semaine de cours à décoder :

- l’offre de la plupart des centres de formation agréés (Eurocentres, Duisberg, Goethe Institut) est calée sur des programmes permettant d’atteindre des niveaux linguistiques européens calibrés faisant l’objet d’examen dits "TELC" (A1-2, B1-2, C1-2)
- un programme de formation standard pour passer d’un niveau à l’autre dure trois mois
- passer un test de niveau avant formation se révèle assez illusoire. Les vestiges de connaissances à froid sont évidemment proches de zéro
- le vrai pari est triple : ces anciennes connaissances peuvent-elles être réactivées plus rapidement ou non ? Faut-il reprendre un cycle découverte depuis le tout début ? Que peut-on espérer faire en trois semaines ?

Pour ce qui me concerne, même si je n’en ai pris la pleine mesure qu’en cours de formation, les objectifs opérationnels réalistes étaient finalement :

- me réapproprier des bases grammaticales plus ou moins acquises à l’époque (niveau secondaire)
- écrire un mail simple sans trop utiliser le dictionnaire
- comprendre un mail simple sans trop utiliser le dictionnaire
- repartir avec le plaisir d’une redécouverte de la langue allemande, et l’envie d’aller plus loin (tandem, auto apprentissage)

Méthodes pédagogique, et comment aller plus loin
L’organisme de formation retenu, le centre Duisberg, utilise comme supports l’excellente méthode Ruher qui comprend :

- livre de leçons audiovisuelles à thème (CD d’exercices inclus)
- travaux pratiques accompagnés en médiathèque, avec orientation vers supports en lignes

Pourquoi Ruher ne fournit-il pas toutefois le cd du cours proprement dit !? Cela rend le livre moins exploitable (Les leçons ne font l’objet que d’illustrations non légendées dans le livre)

Dans l’ensemble, la progression est très bien suivie par les intervenantes. J’ai tenté la première semaine de suivre le niveau A2/B1 qui s’est révélé trop élevé pour moi, et j’ai permuté à partir de la deuxième semaine vers le niveau A1/A2, plus adapté

Conseil basiques sur les outils et méthodes d’apprentissage utiles :

- se procurer un dictionnaire allemand- allemand ( se méfier des dictionnaire de poche ou de type iPhone, appoint utile mais très approximatif )
- se faire un mémo tableaux de conjugaison et d’accords pronoms/adjectifs
- se faire des petits cartons de mots sans oublier genre et déclinaison pour les verbes ("memory")
- une liste des verbes irréguliers peut être pratique aussi
- en complément de ces bases théoriques, un cahier d’imprégnation avec des phrases toutes faites

Par ailleurs, comme d’habitude, une heure de cours => une heure de travail personnel

Conditions de vie, coûts
Comme pressenti, l’expatriement à Berlin s’est révélé indispensable pour s’immerger en toute disponibilité dans cette réappropriation linguistique

J’ai eu la chance de pouvoir solliciter mon réseau professionnel et amical pour mixer un hébergement en hôtel (Hôtel Plus, je recommande) et chez l’habitant

Les surcoûts ont de ce fait été réduits au transport (carte hebdo 23,70€) et à de rares sorties, tant j’étais épuisé par le bain linguistique intensif

Dimension interculturelle
Outre le public international de jeunes étudiants (Japon, Corée, Colombie, Brésil) qui a composé mon groupe, j’ai pu utiliser une partie du temps hors études pour continuer de développer le réseau de partenaires interculturels du réseau GO !

L’expérience de l’hiver berlinois n’était pas banale non plus comme éclairage de la culture allemande

Evaluation résultat, idées, suggestions, projets
Encore difficile d’évaluer l’importance du bénéfice de l’échange, j’ai l’impression de butter sur chaque mot, ma tête est un gros plat de spaghettis grammaticaux

Néanmoins, je constate que j’ai dû enchaîner dès mon retour sur des mails d’organisation avec mon partenaire allemand, et que je les ai écrits en allemand, ce qu’il a semblé apprécier plus que l’anglais ou la traduction Google

Le double avantage du cours aura finalement été pour moi de réveiller des connaissances endormies, et de me donner des idées envies pour aller plus loin dans ma pratique personnelle et les échanges que je coorganise :

- suivre un complément de formation plus oral (méthode tandem)
- nourrir les échanges linguistiques de pratiques théâtrale (j’ai trouvé ce type de pratiques très revigorantes durant le stage)

Pour résumer, un grand merci à l’Ofaj, au Centre Duisberg et à Elvira et Anna, mes deux professeures !


Portfolio

  • Centre Duisberg : leçon Frühstück
  • Centre Duisberg : leçon Frühstück
  • séquence audovisuelle
  • séquence vocabulaire et jeu tri sélectif
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